Après Cristiano Ronaldo, place à José Mourinho. Comme son ancien joueur, le technicien de Manchester United est visé par une plainte du parquet de Madrid pour fraude fiscale, a annoncé mardi la justice espagnole. Il lui est reproché d'avoir dissimulé 1,6 million d'euros en 2011 et 1,7 million d'euros en 2012, à l'époque où il était aux commandes du Real Madrid.
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"La section des délits économiques du parquet provincial de Madrid a présenté une plainte devant un juge d'instruction (...) contre l'ancien entraîneur de football du Real Madrid José Mario Mourinho dos Santos pour deux délits contre le Trésor public", a annoncé le ministère public espagnol dans un communiqué publié mardi.
Cité dans les "Football Leaks"
Le nom de Mourinho, à la tête de Manchester United depuis mai 2016, avait déjà été cité en décembre dernier dans le scandale des "Football Leaks", ces documents diffusés par un consortium de médias européens révélant des cas d'évasion fiscale dans le foot. L'entraîneur portugais de 54 ans aurait dissimulé au moins 12 millions d'euros aux autorités fiscales espagnoles et britanniques en profitant des montages financiers très sophistiqués imaginés par son agent Jorge Mendes.

Le manager de Manchester United José Mourinho est dans le viseur du fisc espagnol.
© / afp.com/Adrian DENNIS
Selon les "Football Leaks", Mourinho aurait ensuite fait l'objet d'une inspection fiscale en Espagne et aurait subi un redressement de 4,4 millions d'euros. Ces informations avaient été démenties par Gestifute, la société de Jorge Mendes, qui avait assuré que son client avait pleinement respecté ses obligations vis-à-vis des autorités espagnoles et britanniques, tout comme Ronaldo, lui aussi visé par les "Football Leaks".
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L'attaquant portugais du Real Madrid est également visé depuis le 13 juin par une plainte du parquet de Madrid pour une fraude fiscale présumée à hauteur de 14,7 millions d'euros par le biais de sociétés domiciliées aux Îles Vierges britanniques et en Irlande. Selon le parquet, il aurait profité "d'une structure créée en 2010 pour dissimuler au fisc les revenus générés en Espagne par les droits à l'image, ce qui suppose un non-respect volontaire et conscient de ses obligations fiscales en Espagne".