Le PSG reconnaît bien avoir utilisé un fichage ethnique pour ses jeunes recrues, mais nie les avoir discriminés. Le club parisien a présenté son enquête interne à la ministre des Sports jeudi soir, ainsi que des mesures pour "renforcer les pratiques éthiques".

LIRE AUSSI >> Le PSG avoue avoir pratiqué un fichage ethnique

Cette enquête, fondée "sur l'analyse d'échanges d'e-mails et sur une série d'entretiens menés avec les salariés du club en charge du recrutement du centre de formation", aboutit à la conclusion qu'"il n'y a pas eu de cas de discrimination avéré au sein du Paris Saint-Germain", affirme le club.

Fichage aussi en Ile-de-France

En revanche, "cette enquête a confirmé la mise en place de fiches avec un critère d'origine durant la période 2013-2017. Ces fiches sont à l'initiative propre du responsable de la cellule Province", écrit le club dans un communiqué.

Le quotidien L'Equipe a produit un document jeudi qui montre que des critères ethniques apparaissent aussi sur des fiches de la cellule Ile-de-France. Le PSG a confirmé que "des fiches au sein de la cellule Ile-de-France, avec d'autres types de signalement d'origine, ont également été utilisées", mais toujours "sans conséquence discriminante".

"Respect de l'éthique"

"Entretien franc et direct avec Jean-Claude Blanc", a déclaré Roxana Maracineanu à l'issue de son rendez-vous avec le directeur général du PSG. Il avait été fixé après les révélations de Mediapartet Envoyé Spécial, sur l'existence de formulaires précisant l'"origine" de joueurs supervisés et les classant en quatre catégories: "Français", "Maghrébin", "Antillais", "Africain".

"Il a reconnu l'existence de fichiers ethniques et m'a garanti que ces pratiques n'ont plus cours. Il s'engage sur une nouvelle organisation des processus de sélection et le respect de l'éthique. Je veillerai à leur mise en oeuvre", a détaillé la ministre, qui avait fait part de sa "consternation" sur ce sujet et évoqué de possibles "sanctions disciplinaires voire pénales".

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a porté plainte contre X pour "discrimination" et pour "collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques".