C'est une confession rare dans le milieu du football. Le défenseur français Adil Rami a confié avoir subi un "burn-out" après le triomphe des Bleuslors de la dernière Coupe du monde. Le joueur de l'OM, qui n'est jamais entré sur le terrain en Russie, avait perdu sa motivation.

"Je me forçais, mais je n'y arrivais pas"

"Même l'odeur de la pelouse, je ne la ressentais plus, a avoué Adil Rami dans le Canal Football Club. Je n'avais même plus envie de 'taper' les attaquants. Je me forçais, mais je n'y arrivais pas. Parfois, j'ai même été agressif avec des gens qui me demandaient des photos, des gens qui me filmaient sans me demander".

"J'étais aigri avec mon entourage, avec les gens qui étaient autour de moi, chose que je déteste montrer, a-t-il poursuivi. L'ancien Lillois a même eu "un coach mental au téléphone" pour essayer de comprendre ce qui lui arrivait.

De retour après une blessure à la cuisse de plusieurs semaines, Adil Rami estime que cette absence lui a été bénéfique. Aujourd'hui, je suis content d'avoir été blessé. C'est bizarre, mais je suis content d'avoir été aussi longtemps de côté, parce qu'aujourd'hui j'ai enfin faim".