Un exploit et une surprise. Le Japon est entré dans l'histoire de la Coupe du monde de rugby en battant samedi l'Afrique du Sud (34-32), double championne du monde. Les hommes de l'entraîneur australien Eddie Jones remportent ainsi leur premier match en Coupe du monde depuis une victoire contre le Zimbabwe en 1991. De quoi provoquer une explosion de joie chez les joueurs et même des larmes chez plusieurs supporters.
"Ce n'est que le début"
"C'est un résultat fantastique. On a travaillé vraiment dur pour y arriver. Pour moi, à titre personnel, c'est un de mes meilleurs moments dans ce sport (il a guidé l'Australie en finale de la Coupe du monde 2003, perdue contre l'Angleterre, NDLR)", a ainsi confié le coach du Japon. "Aujourd'hui, ce n'est que le début. On veut aller en quarts de finale. On joue contre l'Ecosse dans quatre jours mais ce résultat reste un exploit incroyable pour le rugby japonais", a-t-il ajouté.
Une victoire que l'on attendait d'autant moins qu'en rugby, les nations considérées comme mineures menacent rarement les grands à quelques exceptions près comme en 2011 lorsque les îles Tonga sont sorties victorieuses de la France. Pour le Japon, ce succès tombe à pic. Il va apporter un souffle considérable aux "Brave Blossom", en quête d'une performance significative quatre ans avant d'organiser la Coupe du monde qui aura lieu pour la première fois en Asie.
Côté sud-africain, la défaite a un goût amer. Jamais l'Afrique du Sud, sacrée en 1995 et 2007, n'avait subi une défaite aussi infamante. La presse sud-africaine a d'ailleurs eu des mots très durs: "humiliation", "Pearl Harbor", "défaite choc".
La compétition vient à peine de commencer mais de sérieux doutent planent déjà sur l'avenir du coach des Springboks, Heyneke Meyer.