De nouveau, ce week-end, Christopher Froome a nié une utilisation excessive d'un médicament au salbutamol, dont le taux dans ses urines dépassait plus de deux fois la limite légale. Un test réalisé lors d'une étape de la dernière Vuelta. "Je suis un asthmatique, je le suis depuis que je suis enfant, et j'utilise un inhalateur pour y faire face, mais je n'en ai jamais pris plus que ce qu'on m'a prescrit, donc c'est une situation assez horrible [pour moi]", a-t-il déclaré ce dimanche à la BBC. Le média a fait du cycliste une des personnalités sportives de l'année.

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Face à l'évocation des célèbres cas de dopage qui ont émaillé le cyclisme depuis le début des années 2000, il refuse tout déni. "Je comprends tout à fait -je suis cycliste depuis 10 ans maintenant et je sais comment certaines personnes pourraient regarder notre sport", a-t-il précisé à la BBC. "Je n'ai vraiment enfreint aucune règle", a-t-il de nouveau assuré.

L'Union cycliste internationale (UCI) a ouvert une procédure contre lui, mais il n'est pas soumis pour le moment à "une suspension provisoire obligatoire", en raison de la nature de la substance incriminée. Les cyclistes peuvent en effet prendre du salbutamol, dont le nom courant est la Ventoline, pour soigner leur asthme. Ils n'ont pas besoin d'avoir recours à des autorisations d'usage thérapeutique. Ils ne peuvent toutefois pas dépasser certaines limites.