L'honneur est sauf. Les Françaises se sont imposées face aux Irlandaises ce dimanche (25-18) lors de la petite finale de la Coupe du monde féminine de rugby. Lors de la finale, jouée ce dimanche, les Britanniques ont décroché le titre de championnes du monde face aux Canadiennes (21-9).
C'est le 5e podium mondial, après 1991, 1994, 2002 et 2006, pour des Françaises qui n'ont encore jamais pu atteindre la finale. A nouveau, les Bleues ont su trouver une issue favorable et confirmer leur rôle de tête de série pour la prochaine Coupe du monde en 2017.
Devant un Jean-Bouin habillé de centaines de drapeaux tricolores, les Françaises ont confirmé un parcours admirable depuis le début de la compétition, marqué par trois larges victoires en phase de poules, face au Pays-de-Galles (26-0), à l'Afrique du Sud (55-3) et à l'Australie (17-3).
Ferveur au stade Jean Bouin
Sèchement éliminé par l'Angleterre en demi-finale (40-7), le XV de Trèfle entrait sur le terrain avec la ferme intention de se racheter une réputation et ce sont justement les Irlandaises qui lançaient les hostilités en s'installant dès le début du match dans le camp bleu, multipliant les assauts dans les cinq mètres français jusqu'à ce premier essai signé Niamh Briggs (6e).
Mais la capitaine des Bleues, Gaëlle Mignot (13e), s'occupait d'ouvrir la marque pour la France en laissant le soin à Sandrine Agricole de transformer, avec un brin de chance et un poteau rentrant.
Si la demi-d'ouverture avait sans doute encore en tête ses deux manqués face aux poteaux canadiens, le public parisien les lui avait pardonnés et lorsque Agricole sortait sur civière (29e), c'était sous une chaleureuse ovation.
Malgré le soutien de Jean-Bouin et une très légère avance au score (12-10), grâce à un deuxième essai signé par l'arrière Jessica Trémoulière (31e) sur un beau ballon à l'aile, les Françaises avaient une période de moins bien en fin de première mi-temps et laissaient Grace Davitt filer derrière la ligne et redonner l'avantage aux Irlandaises juste avant la pause (40e).
La 2e mi-temps était alors rythmée d'une succession de pénalités, ponctuée par un essai d'Elodie Guiglion (46e), et ce sont les Irlandaises qui craquaient les premières. La dernière tentative de pénalité infructueuse de Niamh Briggs (72e), qui dévissait encore, marquait un changement de vent favorable pour le XV de France (20-18) dont le cap était maintenu par le pack tricolore.
Et comme pour montrer leurs ambitions, sur la dernière action du match les Françaises préféraient jouer l'essai plutôt que de se contenter de la pénalité... Et l'ailière Guiglion, encore elle, confirmait la décision avec un essai (80e) qui faisait se lever Jean-Bouin tout entier.
