Sûr de lui et soulagé, Dan Carter est revenu pour Franceinfo et Le Monde sur "l'affaire des corticoïdes". L'ouvreur néo-zélandais était impliqué en compagnie de ses coéquipiers du Racing 92, Joe Rokocoko et Juan Imhoff à cause de traces de produits retrouvées dans leurs urines à l'issue de la dernière finale du Top 14. Finalement, la commission de lutte contre le dopage a décidé de blanchir les trois joueurs mardi, après les avoir préalablement auditionné. Une décision qui "n'est pas une surprise", car ils "savaient ce qu'ils avaient pris et qu'ils n'avaient pas enfreint le règlement", indique Carter.

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Lors de cet entretien, le joueur du Racing a livré en toute transparence les conditions de la prise des injections: "A l'issue de la demi-finale de Top 14 contre Clermont, j'avais une inflammation du genou. Dans le cadre des soins, les médecins ont proposé des injections, ce que j'ai fait. Après deux jours de repos total, j'ai pu tout simplement jouer." Face à un sport toujours "plus exigent", où les "enjeux sont toujours plus importants", il est important de "récupérer plus vite. Je voulais juste guérir rapidement".

Toute confiance dans les médecins du club

Malgré tout, le joueur de 34 ans tient à préciser que jamais il "n'aurait enfreint les règles". Quant au niveau élevé de traces de corticoïdes retrouvé dans ses urines, sa réponse est simple: "Je ne comprends pas toutes les questions médicales. Je les laisse aux gens compétents, notamment les médecins du club, en qui j'ai toute confiance et qui je suppose, respectent le règlement."

La star néo-zélandaise Dan Carter, soulève le Bouclier de Brennus après la victoire du Racing 92, en finale du Top 14 face à Toulon, au Camp Nou, le 24 juin 2016

La star néo-zélandaise Dan Carter, soulève le Bouclier de Brennus après la victoire du Racing 92, en finale du Top 14 face à Toulon, au Camp Nou, le 24 juin 2016

© / afp.com/DAMIEN MEYER

Carter explique avoir été touché par un point en particulier au cours de cette affaire: "C'était décevant de voir que tout cela a été divulgué et que des infos confidentielles sont sorties publiquement. Mais comme on n'avait rien fait de mal, on a gardé confiance."

Serein pour la suite du dossier

Au cours de sa carrière, Carter affirme ne "jamais avoir été confronté au dopage: "J'ai vraiment confiance dans les autorités pour garder ce sport propre, avec une belle intégrité." Si la commission a blanchi les trois joueurs, cela ne signifie pas pour autant l'abandon définitif de l'affaire. L'agence française de lutte contre le dopage (AFLD) peut encore reprendre le dossier.

A ce propos, le Néo-Zélandais se montre serein: "Je ne sais ce que l'AFLD compte faire. Mais encore une fois, j'ai confiance, je sais que je n'ai rien fait et c'est facile de se défendre quand on a rien fait (...) Donc ils peuvent continuer à chercher s'ils veulent. Peu importe les procédures éventuelles, je m'y soumettrai et continuerai de prouver ma bonne foi. Je suis propre." Puis il tient à remercier tous ceux qui l'ont soutenu. Maintenant, Carter "veut juste retourner à ce qu'il sait faire, jouer au rugby".