"Chabal y va tamponner, Chabal y va chicotter ! ", chanté sur un rythme zouk en provenance direct de Libreville, Gabon : c'est la dernière vidéo à la mode que se passent les internautes ovalophiles.
Au menu, un rythme chaloupé, lancinant, un refrain facile, et un diaporama, plus qu'une vidéo, montrant sous tous les angles la puissance de l'avant français. Le tout chanté par un improbable groupe franco-malgaco-gabonais visiblement aussi déterminé à se faire connaître qu'à soutenir l'équipe de France. Et ça marche : pas moins de 18000 visites en cinq jours. Preuve que, même si les joueurs français ont déçu face à l'Argentine, la Chabalmania est toujours présente. Les plaquages assassins de « Cartouche », « Caveman », ou « Seabass », comme l'appellent ses fans, sont aussitôt enregistrés et mis en ligne. Ainsi sa percussion après relance, qui privera l'équipe Néo-Zélandaise de son deuxième ligne, Ali Williams (2m02; 112 kg)
ou encore son plaquage sur Chris Masoe, le centre Néo-Zélandais (1m83; 112kg), lui aussi étendu pour le compte,
ont généré des centaines de milliers de pages vues. Ajoutez à cela un essai tout en puissance après sa rentrée face aux Anglais, une répartie peu amène à l'encontre d'un journaliste, lui aussi anglophone : il n'en fallait pas plus pour faire de Chabal un personnage, un « sauveur », l'icône de supporters français à la recherche, eux aussi, de confiance. Le tout, désormais, sur un air de zouk.