Wikileaks nous révélera-t-il un jour toute la vérité sur ce qu'il faut bien se résoudre à appeler "l'affaire Chabal"? Comme nous l'annonçions, ce mercredi, en exclusivité, Pascal Irastorza, l'agent du 3ème ligne du XV de France, a fait part à la direction du JDD de la volonté du joueur de cesser sa collaboration avec l'hebdomadaire où il tient chronique depuis plusieurs mois.

En cause: la "fameuse" interview de dimanche dernier où "Caveman" distribuaient quelques tampons bien appuyés aux arbitres du Top 14 et aux clubs de Biarritz et de Castres. "Séparation d'un commun accord", écrivions-nous, soucieux de ne pas jeter davantage d'huile sur le feu.

Coup de fil du patron de la rédaction du JDD, Olivier Jay, tôt, ce jeudi matin. "Il n'y a pas de commun accord! Que l'entourage de Chabal souhaite mettre fin à notre collaboration, c'est une chose. Mais, dans ces cas-là, il faut assumer. De son côté, le JDD serait ravi de continuer à accueillir la chronique de Chabal dans ses colonnes..." En clair, le JDD n'a jamais pensé: Chabal, la barbe!

Soucieux de ne pas être accusé d'arbitrage partial dans cette affaire, précisons que l'interview donnée par Chabal a été enregistrée et qu'aucun de ses propos n'a été déformé. Du reste, l'entourage du joueur n'a jamais dit qu'il se sentait trahi, mais plutôt déçu.

En réalité, à quelques jours de la sortie de son autobiographie, le joueur et son agent espéraient obtenir une pleine page d'entretien dans le JDD. Chabal aurait pu y exposer ses valeurs, sa part d'humanité, son parcours d'ancien ouvrier devenu l'icône des magazines sur papier glacé. Hélas, l'interview a été publiée sur une petite demie page. Or, comme le disait, en son temps, le célèbre philosophe Amédée Domenech: "Ce ne sont pas les rochers qui montent, c'est la marée qui descend".

Le format réduit de l'entretien a provoqué un effet loupe sur les menues embardées chabalesques. D'où la polémique. D'où le divorce annoncé. D'où la réaction du JDD. On en est là à 9 heures 47 ce jeudi. Dès qu'il y a du nouveau, on vous tient au courant.