Ce n'est pas le meilleur rugbyman français des quinze dernières années. Mais Sébastien Chabal est incontestablement celui qui a le plus marqué son sport, à l'heure de la professionnalisation et d'une médiatisation plus poussée. International français à 62 reprises de 2000 à 2011, il a remporté deux Tournoi des Six Nations (2007 et le Grand Chelem de 2010) et participé aux Coupes du monde 2007 (4e) et 2011 (2e).

Son palmarès en club? Une finale européenne avec son club formateur de Bourgoin-Jallieu, en 1999, puis un challenge européen et un championnat d'Angleterre avec Sale. "Normalement, un sportif est reconnu quand il gagne un trophée, un titre, une compétition, une médaille... quelque chose, quoi! Moi, je n'ai rien de tout cela", confiait-il en 2008 dans L'Equipe Magazine.

Cette reconnaissance atypique a vite porté un nom: la "chabalmania". Bien conseillé, il a su la faire fructifier, créant une marque de vêtement (Ruckfield) et multipliant les contrats publicitaires (Orange, Urgo, Caron, Seat, etc). Flash back sur ses fondements.

Il sonne Masoe

Deux actions de Chabal lors de la tournée en Nouvelle-Zélande de juin 2007 ont engragé des millions de pages vues. Lors du test du 2 juin, il met d'abord un énorme tampon sur Chris Masoe, qui se relève difficilement. L'action fait rapidement le tour des forums de fans de rugby.


Il casse la machoire de Williams

Fidèle à son surnom de "Cartouche", Chabal remet ça au test-match suivant avec Ali Williams. Le 2e ligne des All Blacks se retrouve avec la machoire fracturée après un choc avec le Français. Ne manquant pas d'humour, le Néo-Zélandais lance ensuite un concours de recettes à avaler avec une paille!


Il parle français en France

C'est en Angleterre, avec Sale, de 2004 à 2009, que Chabal a changé de dimension médiatique. La grande raison? Son look. C'est dans ce club qu'il commence à arborer cheveux longs et barbe fournie qui lui valent, tout autant que son jeu rugueux, son surnom le plus célèbre, "Caveman" ("l'homme des cavernes"). Les journalistes anglais qui avaient l'habitude de le suivre Outre-Manche ne lui arrachent cependant qu'une réponse dans leur langue lors de la Coupe du Monde 2007 en France.


Il a marqué son essai le plus spectaculaire contre... la Namibie

Chabal, plus souvent "impact player" que titulaire avec les Bleus, n'a marqué que six essais internationaux. Deux l'ont été lors du 2e match de la Coupe du monde 2007 en France, contre la faible Namibie. Sur une charge de 40 mètres, il casse plusieurs plaquages pour marquer l'essai le plus spectaculaire de sa carrière, en sprinteur bulldozer.


Il possède un double au musée Grévin

L'année de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, Chabal a fait son entrée au musée Grévin. Il n'est alors que le 3e rugbyman a avoir son double de cire avec Adolphe Jauréguy en 1920 et Lucien Mias en 1960. Une preuve supplémentaire que ce joueur est à part.