Les deux policiers les plus grièvement touchés lors de l'attaque au cocktail Molotov commise à Viry-Châtillon vont s'en sortir, mais avec des séquelles très importantes, selon le service chirurgie plastique, esthétique et traitement des brûlés de l'Hôpital Saint-Louis de Paris, indique Le Figaro.

Les deux agents souffraient de graves brûlures au visage et aux mains. Jenny, la brigadière de 39 ans affectée au commissariat d'Athis-Mons, a quitté l'hôpital mardi après avoir reçu des soins spécialisés. Elle est maintenant traitée en soins externes. Vincent, l'adjoint de sécurité de 28 ans, a lui "été brûlé au 3e degré profondément au visage et aux mains", a indiqué le docteur Maurice Mimoun, cité par le quotidien.

"Une longue phase de rééducation"

Après avoir été placé en réanimation, il a ensuite bénéficié de soins chirurgicaux. "L'intervention chirurgicale a consisté à l'excision de toute la brûlure et à son remplacement par une greffe prise sur son cuir chevelu. Ses mains ont été traitées puis immobilisées par des fixateurs externes (...) pour qu'elles récupèrent au mieux leur mobilité", a-t-il précisé.

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Le pronostic vital des deux agents n'est plus engagé. Ils devront néanmoins traverser une "longue phase de rééducation et sans doute d'autres interventions chirurgicales, selon le médecin. Ils garderont des séquelles importantes que nous nous efforcerons de limiter".

Le syndrome "face-main"

Attaqués par une quinzaine des personnes cagoulées alors qu'ils effectuaient une mission de surveillance, le 8 octobre à un feu rouge de la cité de la Grande -Borne, à Viry-Châtillon dans l'Essonne, quatre agents de police ont été blessés, dont trois grièvement.

"Au moment où les projectiles et cocktails Molotov ont percuté leur véhicule, les policiers ont eu le réflexe de se protéger le visage avec leurs mains. Malheureusement, ce réflexe appelé 'syndrome face-mains' ne permet pas de protéger le visage ni les faces dorsales des mains dont la peau est très fine donc très vulnérable. C'est pourquoi, ils ont été grièvement brûlés", a encore expliqué le médecin Maurice Mimoun au Figaro.

Après cette agression, des centaines de policiers ont décidé de manifester presque tous les soirs dans les grandes villes de France, dont Paris, Lyon ou encore Marseille. Depuis lundi 17 octobre, ils réclament plus de moyens, mais aussi des dispositifs plus répressifs à l'encontre de leurs agresseurs.

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