Le jugement est tombé vendredi en fin de journée. L'auteur des dégradations de la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) a été condamné à un an avec sursis et à une mise à l'épreuve de deux ans par le tribunal de grande instance de Chaumont.
Jugé en comparution immédiate pour "vol", "dégradations aggravées" et "violation de sépulture", le prévenu de 38 ans originaire de Haute-Garonne, devra en outre s'acquitter de plusieurs obligations.
En l'occurrence, "réparer le préjudice aux parties civiles - la famille de Gaulle et la mairie - soit environ 8 000 euros de dommages et intérêts, se soigner par rapport à l'alcool, accomplir un stage de citoyenneté", a précisé Frédéric Nahon, procureur de la République de Chaumont. Il a par ailleurs "l'interdiction de comparaître à Colombey-les-Deux-Église pendant deux ans".
Un homme "fortement alcoolisé" au moment des faits
L'auteur, interpellé mardi soir après les dégradations samedi de la tombe du général de Gaulle, a reconnu les faits, mais les motivations de son acte demeurent obscures. "Il n'a fait aucune revendication et regrette les faits", pour lesquels il n'y a "aucun élément de préparation", avait souligné mercredi Frédéric Nahon.
Une fois connu, son acte avait immédiatement suscité un vif émoi parmi les dirigeants politiques.
L'homme, au casier judiciaire vierge, avait affirmé pendant sa garde à vue qu'il était "fortement alcoolisé" lorsqu'il a brisé la croix surplombant la tombe de l'ancien président et que, par conséquent, il ne se souvenait pas "de grand-chose pour l'instant".
L'audience au tribunal, "n'a pas apporté d'éléments nouveaux" quant à ses motivations, a indiqué Frédéric Nahon.
