L'une a perdu son "héros", l'autre "l'amour de [sa] vie". Léa et Florence, les compagnes respectives d'Alain Bertoncello et de Cédric de Pierrepont, les deux soldats tués au Burkina Faso vendredi dernier, ont livré des témoignages poignants aux médias.
"C'est trop brutal"
La première, une jeune femme de 26 ans, décrit son compagnon dans Le Parisien comme "un homme joyeux, souriant et drôle", avec qui elle "croquait la vie". "Alain était humble, actif sur tous les fronts.
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Serviable, attentif, perfectionniste. C'était un homme parfait et c'était mon soleil", ajoute Léa, elle aussi militaire, avant de se confier en pleurs : "Une mort aussi soudaine, on ne s'y attend pas. C'est juste impensable. Pourtant, on connaît les risques de son métier. Mais on n'y pense pas forcément. Je n'arrive pas à croire que je ne le reverrai plus. C'est trop brutal".
"Il n'a pas eu le temps d'être papa"
De son côté, Florence Charton, qui partageait la vie de Cédric de Pierrepont, a glissé sur BFMTV qu'elle avait "perdu un homme parfait".
"On avait tout à faire ensemble", a ajouté la jeune femme, en expliquant qu'elle essayait d'avoir un enfant avec le militaire. "Ça me tue qu'il n'ait pas eu le temps d'être papa".
La mémoire d'Alain Bertoncello et de Cédric de Pierrepont sera saluée ce mardi aux Invalides. Léa y assistera. Elle précise au Parisien : "Ce sera dur, mais je le ferai pour lui".
