"Trente pour cent des ouvrages nécessitent des réparations mais en grande majorité ce sont des travaux mineurs" a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à l'issue du Conseil des ministres. "Il n'y a aucune situation d'urgence" concernant l'état des ponts en France sur le réseau routier non concédé a-t-il déclaré aux journalistes.

Lors du Conseil, la ministre des Transports Élisabeth Borne a effectué une communication sur l'état et la sécurité des routes et des ouvrages d'art, en particulier les ponts, après l'effondrement d'un viaduc à Gênes (Italie) qui a fait 43 morts.

"Nous avons intérêt à avoir ces réparations maintenant si on ne veut pas que la situation se dégrade", a-t-il poursuivi, précisant que "la situation française ne peut en aucun cas être comparée à la situation italienne".

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Il a rappelé que "la programmation pour la décennie à venir sera présentée à l'automne dans le cadre de la loi d'orientation sur les mobilités, avec un scénario arbitré avec une hausse progressive des dépenses d'entretien" des routes nationales.

L'État consacrera 850 millions d'euros par an à l'entretien du réseau routier français à partir de 2020, a annoncé Benjamin Griveaux. Un budget qui passera à 930 millions d'euros par an dès 2023.

Un milliard d'euros par an jusqu'en 2037

Un audit sur les routes nationales recommande de dépenser environ un milliard d'euros par an jusqu'en 2037 afin d'enrayer la dégradation du réseau.

Élisabeth Borne avait indiqué en mai au Sénat vouloir "porter progressivement à un milliard d'euros le budget annuel d'entretien et d'exploitation [du] réseau" national.

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En France "il y a un million de kilomètres de routes et à peu près 250 000 ouvrages d'art. La sécurité est évidemment la priorité en matière de transports et l'ensemble des infrastructures gérées par l'État sont dans un état de surveillance permanente", a souligné Griveaux.

"Tous les ponts sont suivis par des visites annuelles et vous avez des inspections techniques plus détaillées et plus poussées qui se tiennent tous les trois ans", a-t-il rappelé.