Le rapport était très attendu. Une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) montre que le dispositif de sécurité déployé sur la Promenade des Anglais à Nice le soir de l'attentat du 14 juillet "n'était pas sous-dimensionné", a affirmé ce mercredi la responsable de la "police des polices" Marie-France Moneger-Guyomarc'h.

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Face aux nombreuses polémiques, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait demandé un rapport à l'IGPN sur ce dispositif de sécurité, qui n'avait pu empêcher Mohamed Lahouaiej Bouhlel de foncer avec un camion dans la foule, tuant 84 personnes.

Ces polémiques "sont le fruit d'une mauvaise compréhension ou une interprétation des informations peut-être pas complètement stabilisées qui ont été rapidement fournies dans un souci de transparence", a estimé Marie-France Moneger-Guyomarc'h. L'enquête a notamment confirmé le nombre de policiers nationaux (64) et municipaux (42) déployés pour assurer la sécurité des festivités. Ce chiffre de policiers nationaux avait été contesté par Christian Estrosi.

Pas "suffisant" pour Christian Estrosi

Le président LR de la région Paca et le maire de la ville Philippe Pradal ont jugé ce mercredi soir que ce rapport de l'IGPN "ne saurait être suffisant", déplorant "des questions qui demeurent".

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Le rapport de l'IGPN précise par ailleurs que le dispositif a fait l'objet de "quatre réunions préparatoires dont deux en préfecture" avec des représentants des polices nationale et municipale. Il était acté que la police municipale était chargée des points de barrage à la circulation (Gambetta et Île de beauté) et la police nationale de trois points de contrôle (Meyerbeer, Verdun et Phocéens) délimitant la "Prom' party", zone dans laquelle circulaient aussi des policiers en patrouille.

Des policiers "marqués" par les polémiques

"Traditionnellement la police municipale participe au défilé dans l'après-midi et les défilants sont invités à la garden party du maire. Ce sont les policiers nationaux qui assurent pendant ce temps-là les points de circulation sur le périmètre des festivités et ils sont relevés à partir de 20h30 par les policiers municipaux qui reprennent leur mission de circulation", a expliqué la cheffe de la "police des polices".

"Il était donc normal de trouver à 21 heures à l'angle de la rue Gambetta et de la Promenade des Anglais (à l'endroit où le camion du terroriste est entré dans la zone piétonne de la promenade), deux policiers municipaux devant un barrage qui déviait la circulation", a-t-elle relevé.

La "police des polices" a rencontré des "interlocuteurs très marqués par les événements" et qui "vivent très mal les polémiques" comme "une mise en cause injustifiée", a assuré Marie-France Moneger-Guyomarc'h.