Alors que se tenait à Bordeaux le 65e samedi de mobilisation, vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue en marge de la traditionnelle mobilisation, marquée par un regain de tensions, a-t-on appris ce dimanche par la préfecture de la Gironde.

Cette dernière a comptabilisé 800 participants à cette manifestation non déclarée, avec la présence d'"un certain nombre d'éléments à risque". Du mobilier public et des vitrines ont été cassées et des poubelles incendiées au passage de manifestants. Selon la préfecture, neuf membres des forces de l'ordre ont été blessés.

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Les 29 personnes placées en garde à vue, l'ont été principalement pour jets de projectiles, dégradations de biens publics et incendies de containers, participation à des regroupements en vue de commettre des violences, port de matériel offensif et dissimulation du visage, a détaillé la préfecture.

Un regain de mobilisation

Les manifestants avaient été comme chaque semaine tenus à l'écart de l'hyper-centre, bouclé par les policiers et gendarmes, présents en nombre en ce jour de grande braderie des commerçants. Ancien bastion des Gilets jaunes, Bordeaux n'avait pas connu une telle participation un samedi depuis la fin de l'année dernière.

Les cortèges bordelais avaient rassemblé au plus fort du mouvement jusqu'à plus de 6000 manifestants, en janvier 2019 avant de s'amenuiser au printemps. Bordeaux avaient toutefois renoué avec une forte mobilisation pour le 1er anniversaire du mouvement, le 16 novembre dernier, où ils avaient été 1800 à défiler. Ces dernières semaines, les cortèges emmenés par les Gilets jaunes regroupaient environ 200 personnes, selon la préfecture.