Le diocèse de Lille a suspendu lundi un prêtre "de toute responsabilité pastorale" à la suite de "la déclaration d'une victime présumée d'abus sexuel sur mineur en 1992", a annoncé Laurent Ulrich, archevêque de Lille, confirmant une information de La Voix du Nord.

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"Suite à la déclaration d'une victime présumée d'abus sexuel sur mineur, en 1992, mettant en cause le père Régis Beils, curé de Vendeville, le diocèse de Lille a effectué un signalement au procureur de la République et s'en remet à la justice", a indiqué Laurent Ulrich.

Les faits remonteraient à 1992

Jeudi dernier, un homme a publié un message sur Facebook "à l'attention du diocèse de Lille" dans lequel il dénonce, en s'adressant au père Régis Beils, une agression sexuelle qu'il aurait subi en juin 1992.

"Te souviens-tu (...) de ce samedi de juin 1992 où tu m'avais invité à déjeuner dans ta maison de Wambrechies ? Ce midi là où tu m'as agressé en me plaquant contre ton lit, et en mettant de force ta main dans mon caleçon ?", écrit cet homme, ancien élève d'une école de Lille où l'abbé Régis Beils était alors aumônier.

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Il lui signale dans cette publication l'allongement en 2018 du délai de prescription des crimes sexuels commis sur des mineurs, passant de 20 à 30 ans à compter de la majorité de la victime.

"J'avais 17 ans, je pesais 60 kg contre ta quarantaine, tes 1,90m et tes 100 kg", ajoute-t-il, affirmant être "docteur en science" et "expert en sûreté nucléaire pour le compte de l'État français". "Je n'ai pas aujourd'hui plus qu'hier les moyens de prouver cette agression, mais cette fois-ci tu devras te défendre contre une personne qui vient de rendre 20 ans service à la nation et non contre le lycéen honteux et confus de l'époque", poursuit-il.

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Selon ce dernier, il aurait reçu depuis ce témoignage "une dizaine de témoignages" faisant écho au sien sur sa messagerie téléphonique.

"Ce n'est pas quelque chose de récent"

De son côté, le prêtre a réagit auprès du quotidien régional, assurant qu'il "vi[vait] mal" ces révélations, auxquelles il ne "s'attendait pas du tout". "Ce n'est pas quelque chose de récent", se justifie-t-il.

Selon La Voix du Nord, Régis Beils a été ordonné prêtre à 31 ans, en mars 1977, et a officié durant 16 ans au centre scolaire Saint-Paul. Il a ensuite dirigé plusieurs paroisses dans les Hauts-France.