Les Français privilégient désormais la crémation à l'inhumation. C'est ce que révèle un sondage* Ipsos pour les Services funéraires de la Ville de Paris, publié jeudi.

La crémation plébiscitée

Le choix de la crémation est celui de 63 % des personnes interrogées en 2018, contre 51 % dans le précédent sondage réalisé en 2015. Pour l'enterrement d'un proche, l'écart est similaire avec 56 % du panel actuel optant pour une crémation contre 48 % trois ans plus tôt.

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Ce sondage confirme la tendance croissante vers la crémation, un mouvement "relativement violent dans l'opinion" sur trois ans, constate Etienne Mercier, directeur du département politique et opinion de l'institut de sondage, lors d'une conférence de presse.

En suivant cette tendance, l'enterrement par crémation représentera un décès sur deux en 2030, selon l'Association française d'information funéraire.

Moins de cérémonies pour les crémations

Par ailleurs, même si une majorité des personnes interrogées déclarent être toujours très attachées à l'organisation d'une cérémonie funéraire - 80 % y sont favorables lorsqu'il s'agit d'un proche et 71 % pour eux-mêmes -, c'est moins le cas dans le cadre des crémations : 36% des répondants se déclarent pour des obsèques sans cérémonie.

"Quand on compare à la réalité de ce qu'il se passe au crématorium du Père Lachaise, on a moins de 5 % des familles qui viennent organiser des obsèques qui nous disent "non, je ne veux rien"", a tenu à nuancer, Cendrine Chapel, directrice générale des Services funéraires de la Ville de Paris. A l'occasion de ce sondage, les professionnels ont mis en avant la nécessité de renouveler leur offre et de mettre en place des services d'aide à l'organisation de la cérémonie.