Un homme vêtu d'un imperméable belge quitte l'immeuble en courant avant d'être interpellé par les forces de sécurité belges. Salah Abdeslam vient d'être arrêté à Molenbeek (en Belgique) à l'issue d'une longue cavale de cinq mois. La dernière planque du logisticien présumé du 13 novembre? Une cave appartenant à son cousin, Abid Aberkan. Arrêté et placé en détention provisoire dans la foulée, ce dernier est depuis ce lundi en liberté.

La justice belge a annoncé la libération sous conditions du suspect belge, mis en examen depuis pour participation aux activités d'un groupe terroriste et recel de malfaiteurs. Les conditions assorties à la libération conditionnelle sont "classiques", a précisé un porte-parole du parquet fédéral belge, sans plus de détail.

Obligation de chercher du travail

Selon la chaîne de télévision privée RTL, qui a révélé l'information, Abid Aberkan doit notamment se présenter tous les 3 jours au commissariat de Molenbeek, se faire suivre par un service psychosocial, chercher du travail et ne pas communiquer avec la presse. L'homme était connu de la police pour des soupçons de radicalisation avant son interpellation.

Outre Salah Abdeslam, Abid Aberkan est suspecté d'avoir hébergé dans sa cave familiale un complice du terroriste présumé, avec qui il s'était enfui.

Salah Abdeslam, 27 ans, détenu à l'isolement depuis plus d'un an près de Paris, refuse de répondre aux questions du juge antiterroriste français. Les investigations montrent qu'il a déposé les trois kamikazes qui se sont fait exploser à proximité du Stade de France, au nord de Paris, avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque suicide. Il aurait également joué un rôle de logisticien.