Côté pile: dans trois décennies, en 2050, la population française aura augmenté dans toutes les régions, atteignant 74 millions d'habitants, contre 66,9 millions au 1er janvier 2017, vient d'établir l'Insee. Dans l'ouest et le sud du pays (Corse, Occitanie, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes), l'augmentation serait plus prononcée. À l'inverse, la Normandie et le Grand-est progresseraient plus faiblement.
Seules quatre régions garderont un solde positif
Côté face: avec l'arrivée des générations du baby-boom (entre 1945 et 1975) aux âges de forte mortalité, les décès dépasseraient les naissances dans de nombreuses régions. Le solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès enregistrés chaque année) ne resterait positif que dans quatre régions: l'Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire.
Au 1er janvier 2050, la France compterait plus de 20 millions de personnes de 65 ans ou plus, soit 8,6 millions de plus qu'en 2013. La population des seniors augmenterait nettement plus que l'ensemble de la population, +1,5% en moyenne par an. Les plus de 75 ans représenteraient 16,4% de la population, 12,1 millions de personnes, contre 9% en 2013.
De moins en moins d'actifs dans la population
À l'échelle nationale, le ratio entre population âgée et population jeune s'établirait en 2050 à 122 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans. En 2013, il était de 71 seniors pour 100 jeunes, précise l'Insee.
Bilan: la population en âge d'être active (20-64 ans) baisserait de 588 000 personnes d'ici à 2050, pour ne représenter plus que la moitié de la population. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'équilibre des caisses de retraite.
