Que s'est-il vraiment passé dans la nuit du 1er au 2 septembre 2019 ? Ce soir-là, une équipe d'individus équipés d'une nacelle de chantier avaient dérobé une oeuvre de Banksy : "le rat au cutter". Cette dernière était peinte à l'arrière d'un panneau de signalisation de la rue Rambuteau, près du centre Pompidou à Paris.
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Les enquêteurs avaient finalement interpellé trois personnes début février. Des oeuvres potentiellement attribuées à Banksy avaient été saisies lors des perquisitions au domicile du principal suspect, mais elles doivent encore être expertisées afin de savoir s'il s'agit d'originaux ou de copies. Et l'oeuvre dérobée près du Centre Pompidou à Paris n'avait pas été retrouvée. Deux des trois suspects avaient finalement été remis en liberté sans faire l'objet de poursuites.
Le suspect affirme connaître Banksy
En revanche le principal suspect, un homme de 34 ans gravitant dans le milieu de l'art, est resté dans le viseur de la police. Et ses déclarations aux enquêteurs sont pour le moins surprenantes, rapporte Le Parisien. Il a affirmé connaître Banksy, et que c'était ce dernier qui l'avait missionné pour ce vol, en réaction à la disparition de sa silhouette blanche peinte sur la porte de secours du Bataclan en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.
L'enquête se poursuit et l'homme a recouvré la liberté. "La qualification retenue à ce stade de la mise en examen de mon client n'est pas fondée, car le propriétaire d'un bien ne peut pas se voler lui-même. Or, il est intervenu à la demande de Bansky", indique Me Antoine Vey, avocat dudit suspect. En attendant, l'oeuvre reste introuvable.
