Un nouveau coup de filet dans l'affaire Viry-Châtillon. Six personnes ont été interpellées ce lundi matin à 6 heures dans l'enquête sur l'agression sauvage contre des policiers en octobre dernier dans l'Essonne, indique une source policière à L'Express, confirmant une information de BFMTV. Le parquet d'Evry a confirmé ces arrestations dans un communiqué, précisant qu'ils ont tous été placés en garde à vue.

"Quatre sont des jeunes majeurs et deux sont des mineurs de 16 ans ou plus. Ils sont soupçonnés soit d'avoir participé à la préparation de l'attaque contre les policiers soit d'y avoir pris part physiquement", précise une source proche de l'enquête à L'Express. Les suspects ont été "cueillis" par les enquêteurs de la Sureté départementale de l'Essonne à Juvisy pour l'un d'entre eux, et dans le quartier sensible de la grande Borne, à Grigny, pour les cinq autres. "Ce sont des relations de quartier", précise notre source.

"Une action concertée"

Cette opération policière a été permise grâce à des témoignages et à des investigations sur la téléphonie, écoutes ou exploitation des fadettes. A ce stade, leur placement en garde à vue ne signifie pas qu'ils seront tous mis en examen après les 96 heures d'audition réglementaires. Un précédent coup de filet avait déjà été mené par les enquêteurs fin janvier, conduisant à l'interpellation de douze jeunes. Au total, dix autres suspects ont déjà été mis en examen dans ce dossier.

"L'attaque contre les policiers relevait de l'action concertée. Aucune 'tête de bande' ne ressort du dossier pour l'instant. A priori, il ne devrait plus y avoir d'autres interpellations. Les investigations futures s'attacheront à déterminer le rôle précis de chacun", relève encore notre source proche de l'enquête.

Le 8 octobre dernier, quatre fonctionnaires de police postés à un carrefour prisé des trafiquants ont été visés par des jets de pierre et d'engins incendiaires. Deux d'entre eux ont été grièvement blessés. L'affaire a provoqué une vaste grogne policière, entraînant des manifestations des forces de l'ordre.

LIRE AUSSI >> Entre omerta et écoutes, la difficile enquête