C'est une petite sortie qui ne sera pas sans conséquence. Comme le relate Le Parisien, le sort de quatre militaires de l'opération Sentinelle se trouve désormais entre les mains du parquet de Versailles. Mercredi, ces quatre hommes se sont retrouvés dans un parc de la préfecture des Yvelines pour fumer un joint.
En s'appuyant sur les images des caméras de vidéosurveillance et le témoignage d'un policier municipal, des agents de police les interpellent. Pour ne pas avouer leur qualité de militaires, les quatre hommes âgés de 20 à 24 ans se font alors passer pour de simples civils lors de leur contrôle. La patrouille trouve sur eux 5 grammes de résine de cannabis et place en garde à vue les quatre individus, qui s'inventent de concert une identité d'étudiants.
Démasqué par un coup de téléphone de leurs supérieurs
Ils passent alors plusieurs heures au poste sous cette fausse identité. Et ne seront démasqués que vers 1 heure du matin, raconte Le Parisien. L'État-major, inquiet de leur absence dans la caserne, alors qu'ils devaient dès le lendemain intégrer une patrouille dans les Yvelines, contacte le commissariat pour tenter de retrouver leur trace. Sans imaginer leurs péripéties de la journée.
Les policiers font rapidement le rapprochement entre leurs quatre gardés à vue et les militaires absents. Ce sera désormais au parquet de Versailles statuer sur le sort de ces quatre hommes, qui risquent d'être jugés par un tribunal militaire. Ce jeudi matin, ils étaient toujours en garde à vue et la patrouille a dû se passer d'eux.
