L'ambiance se crispe aussi à Lyon. Un millier de manifestants s'est rassemblé ce samedi après-midi en plein coeur de la ville dans une ambiance qui s'est rapidement tendue avec des tirs de lacrymogène.
Malgré l'interdiction de manifester dans le centre-ville, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées depuis 13 heures place Bellecour, la plupart ne revêtant pas l'emblématique gilet jaune, tandis qu'à Paris, une manifestation a été annulée à cause des violences commises dans la matinée.
Dans une ambiance assez confuse, certains manifestants s'engageaient aux abords de la place. Et la situation s'est tendue près du pont menant au quartier de la Guillotière, entraînant des tirs de lacrymogène dans cette zone très fréquentée le samedi.
Tirs de projectiles
Les forces de l'ordre ont souhaité disperser des manifestants qui tiraient des projectiles sur eux, indique la préfecture du Rhône.
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"On arrive dans une société où on est au sol. On n'arrive pas à se relever. On nous dit : 'restez là, bougez pas, fermez vos gueules et ne dites rien'. Quand on voit au Chili ou à Hong Kong des gens qui arrivent à être des millions dans la rue. En France on n'y arrive pas, comment ça se fait ?", explique Estelle, 32 ans, cheffe cuisine dans le Beaujolais. Coiffée d'un bandeau jaune, elle a laissé son gilet jaune chez elle pour éviter l'amende, dit-elle.
À Saint-Etienne, ils étaient environ 500 à manifester dans le calme, sans pouvoir accéder au centre-ville, verrouillé par les forces de l'ordre.
