L'ancien président de la République, Jacques Chirac, s'est éteint à l'âge de 86 ans et comme pour ceux avant lui, une journée de deuil national a été décrétée en son hommage. Une tradition prévue dans la loi française "pour marquer l'hommage de la Nation à un président de la République défunt ou à des personnes décédées dans des circonstances marquantes". Mais en quoi consiste cet événement très solennel ?
Les règles en sont fixées par le décret du 13 septembre 1989 qui en précise les contours. Il se caractérise essentiellement par le fait que "les drapeaux et étendards des armées prennent le deuil", c'est-à-dire, sont mis en berne.
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Ce sera d'ailleurs le cas toute la journée lundi, même si certaines communes l'ont déjà fait. Mais à la différence de l'hommage national, organisé ce dimanche en l'honneur de Jacques Chirac aux Invalides, et des obsèques nationales, lundi au cimetière du Montparnasse, le deuil national n'est pas une cérémonie. Une minute de silence sera en revanche observée ce même jour.
Seul le président de la République a le pouvoir de décider d'un tel événement, par décret, et c'est le Premier ministre qui en précise les modalités, comme en 1970 après la mort de Charles de Gaulle. C'est alors Léo Hammon, secrétaire d'État auprès du Premier ministre; qui a pris la parole pour annoncer que "les écoles, les administrations chômeront. Les spectacles seront fermés". Cette journée de deuil national est la première sous la Ve République. Celle consacrée à Jacques Chirac, la 8e. Mais pas question cette fois de fermer ni les écoles ni les théâtres - et encore moins les bureaux, même si comme ailleurs une minute de silence pourra y être observée à midi.
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"Il existe peu de dispositions juridiques sur la façon dont doivent se tenir ces journées", explique le site vie-publique.fr, ajoutant que la mise en berne des drapeaux est l'une des seules prérogatives. "Dans certains cas, le Premier ministre peut demander l'organisation d'une minute de silence", est-il précisé.
Aucune obligation non plus sur la durée du deuil national même s'il se tient, le plus souvent, sur une journée. Seules exceptions, ceux observés après les attentats du 13 novembre 2015 et du 14 juillet 2016 à Nice. François Hollande avait alors décrété trois jours de deuil national en mémoire des victimes.
En 2001 également, la France s'était recueillie, avec toute l'Europe, en mémoire des victimes des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Et encore le 7 janvier 2015, après ceux ayant frappé la rédaction de Charlie Hebdo.
