Franck Dubosc n'aura pas gagné grand chose à soutenir les gilets jaunes, puis à se rétracter quelques jours après, lorsque le mouvement de protestation est devenu trop violent pour lui. Boycotté par certains manifestants, voilà que l'humoriste est désormais devenu un exemple à ne pas suivre pour ses pairs. Parmi eux, Muriel Robin, qui, lors d'une interview donnée à Midi Libre, le 2 janvier dernier, a parlé gilets jaunes et Franck Dubosc, pas forcément en très bons termes.
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D'abord interrogée sur l'engagement nécessaire des "people", Muriel Robin affirme avoir toujours essayé de faire en sorte que sa notoriété soit utile. "Les Enfoirés, ça a permis de construire un hôpital à Kaboul, de rencontrer le Premier ministre en décembre pour parler des violences conjugales... Mais il y a tant à faire : le climat, les femmes, les homos, les enfants, les autistes..." Selon elle, "quand on s'engage, ce n'est pas juste un nom sur un papier à lettre. Je n'ai aucun mérite, j'ai besoin de le faire, je suis comme ça. Mais ce n'est pas moi qui vais trouver des solutions et je ne sais pas où elles sont."
"Quand on n'a rien à dire, il ne faut rien dire"
Soutenant le mouvement des gilets jaunes, Muriel Robin ironise. "J'ai cette chance de ne pas être Franck Dubosc. Quand on n'a rien à dire, il ne faut rien dire. Il n'y a que la sincérité qui peut être entendue. Comment pourrait-on être contre les gilets jaunes ?"
Pour rappel, l'acteur de Camping avait d'abord fait part, sur Facebook puis dans l'émission Quotidien, de son envie d'aider le mouvement, avant d'affirmer, à la sortie de l'un de ses spectacles, qu'il regrettait son soutien. Pour Dubosc, le mouvement était devenu trop "hargneux." Puis, face au tollé, voilà qu'il avait de nouveau rétropédalé sur le plateau de Touche pas à mon poste pour soutenir de nouveau les protestataires.
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"Bien sûr qu'il faut prendre à ceux qui ont du pognon !, poursuit Muriel Robin dans le quotidien régional. Le mouvement des gilets jaunes est un peu un fourre-tout, c'est surtout un ras-le-bol, et ce n'est pas la faute de Macron." Les deux comiques ne sont pas les seuls à avoir apporté leur soutien au mouvement de protestation : Cyril Hanouna, Kaaris, ou encore Brigitte Bardot se sont exprimés sur les gilets jaunes avec empathie.
