"Les accusations qu'il porte sont très graves." Sur le plateau de RMC ce mercredi, Éric Drouet, figure des gilets jaunes, a fait part de son intention de porter plainte contre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Il reproche à ce dernier une "dénonciation calomnieuse" : le ministre avait évoqué son souhait que la justice poursuive le gilet jaune qui avait appelé dans un communiqué à mettre en place un "soulèvement".
"Soulèvement veut dire pleins de choses"
"C'est très grave les accusations qu'il porte, a estimé Éric Drouet. Nous avons décidé de porter plainte en justice pour dénonciation calomnieuse [contre Christophe Castaner]."
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"Soulèvement veut dire pleins de choses", a-t-il précisé avant que Lætitia Dewall, autre figure du mouvement, ajoute : "Soulèvement, ça peut être une grève, une manifestation, ça peut être un soulèvement de conscience, ce n'est pas forcément par les armes."
"C'est un appel à l'insurrection"
Dans le communiqué visé par le ministre, publié après la blessure de son proche Jérôme Rodrigues, il appelait à un "soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires pour que plus personne ne soit victime de ces blessures de guerre".
"C'est un appel à l'insurrection, avait affirmé Christophe Castaner sur BFMTV. C'est quoi tous les moyens utiles et nécessaires ? Les boules de pétanque jetées sur les policiers, c'est déjà fait. Les pavés, c'est déjà fait. Les cocktails Molotov, c'est déjà fait."
"C'est pour les manifestations, les moyens que l'on met en place depuis déjà trois semaines pour que les manifestations se passent au mieux", a justifié sur RMC Éric Drouet. Le gilet jaune avait déjà nuancé, via sa page Facebook, le fameux appel au "soulèvement" : "On ne soulève rien. J'étais au chevet de Jérôme quand l'équipe d'administrateur l'a rédigé [le communiqué]. Je ne l'ai lu qu'après. Le mot soulèvement était de trop. Le reste, je ne pense pas."
