Les Niçois n'avaient pas vécu cela depuis deux ans. Un feu d'artifice a été tiré mercredi sur la promenade des Anglais, le premier depuis l'attentat du 14 juillet 2016 qui avait fait 86 morts et 206 blessés. Selon France Bleu, près de 100 000 personnes ont assisté au spectacle, long d'une vingtaine de minutes.
Le feu a été tiré au large de la plage de l'Opéra, et non pas depuis celle du Ruhl (utilisée auparavant pour le feu d'artifice du 14 juillet), et sans le dispositif habituel d'animations musicales habituel dit "Prom Party". Ce feu d'artifice n'est pas le premier tiré dans la ville depuis l'attentat mené par Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Le ciel azuréen s'est illuminé le 9 juin dernier, pour la fête du port.
Sous haute-surveillance
Le spectacle, qui avait pour thème les héros, a été organisé sous haute surveillance. Des éléments anti-intrusion ont été installés, sous la forme de véhicules et de plots en béton, de manière à empêcher toute attaque sur le tronçon de la promenade des Anglais réservé aux piétons, entre le boulevard Gambetta et la place Guynemer.
Des effectifs de la police nationale (forces de sécurité publique et CRS), de la police municipale, des militaires de la force Sentinelle et des agents de sécurité privés ont été également mobilisés. La surveillance aérienne a été assurée par un hélicoptère de la gendarmerie.
Présent sur place, le maire de Nice Christian Estrosi a salué un "espoir" et un "symbole". "On ne peut pas ce soir, alors que la Prom s'illumine à nouveau, ne pas penser aux 86 victimes, à leurs familles et à leurs proches ainsi qu'à tous les blessés de ce terrible attentat", a-t-il écrit sur Twitter.