Les 738 756 néo-bacheliers - résultat provisoire, enregistré avant les oraux et la session de rattrapage de septembre - seront donc les derniers à avoir planché selon les règles de ce qu'on peut d'ores et déjà appeler "l'ancien bac". Enfin, jusqu'à ce que la crise sanitaire ne vienne tout bousculer... Le 3 avril, en pleine crise sanitaire, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonçait l'annulation des traditionnels examens écrits et le recours intégral au contrôle continu.

LIRE AUSSI >> Bac 2020, vers une multiplication des recours ?

Prémices de ce qui attend les candidats au bac 2021 ? Certes, plusieurs épreuves finales seront maintenues l'an prochain. Mais la future note globale comprendra désormais 10% de contrôle continu "pur" (c'est-à-dire basé sur les notes des livrets) auxquels s'ajouteront les 30% "d'évaluations communes", série d'examens échelonnés sur les années de première et de terminale. Ce bac 2020 aura montré les limites de ce type d'évaluation et les écueils auxquels il risque de se heurter : tentation de "bidouillage" des notes par certains professeurs, différences de stratégies de notation selon les établissements, pression des familles sur les équipes pédagogiques...

Le fameux "rituel républicain" qui permettait autrefois aux candidats de se confronter en même temps, aux mêmes sujets, avait déjà du plomb dans l'aile. Depuis quelques années, les affectations dans l'enseignement supérieur se décidaient bien en amont, sur la base du dossier du candidat, faisant fi de ce bac "national" devenu quasiment obsolète. Le nouveau modèle qui se dessine prouve qu'il est définitivement mort.