L'enquête continue à Nice. Un homme, interpellé dans l'enquête sur l'attentat du 14 juillet, qui a causé la mort de 84 personnes, va être transféré lundi, à Paris. Il pourrait être mis en examen par un juge antiterroriste, selon une source proche de l'enquête. Un autre homme a de son côté vu sa garde à vue levée, a-t-on appris ce samedi de cette même source.

Le profil du suspect

Le suspect, âgé de 36 ans, a été arrêté lundi par la police judiciaire de Nice. Il apparaît dans un selfie pris par l'auteur de l'attaque, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, devant le camion lancé sur la foule quelques jours plus tard. Les enquêteurs soupçonnent qu'il aurait pu être au courant des projets du tueur, selon cette source.

Loin d'être un loup solitaire, Mohamed Lahouaiej Bouhlel semble avoir "mûri" son projet depuis plusieurs mois et bénéficié de "complicités", d'après le procureur de la République de Paris, François Molins.

Des proches de Mohamed Lahouaiej Bouhlel

Cinq personnes ont déjà été mises en examen et écrouées, soupçonnées d'avoir aidé ou influencé à divers degrés le terroriste dans la préparation de son acte. Chokri C., Mohamed Oualid G. et Ramzi A. sont poursuivis pour "complicité d'assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". L'enquête a mis en lumière leur présence aux côtés du tueur dans les jours ayant précédé le carnage ou, dans le cas de Ramzi A., a révélé que des SMS envoyés par Lahouaiej Bouhlel lui avaient été adressés juste avant la tuerie.

Ramzi A. est aussi mis en examen pour "infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste", avec un couple d'Albanais, Artan H. et Enkeledja Z, soupçonnés d'avoir participé à la fourniture du pistolet avec lequel Lahouaiej Bouhlel a tiré sur des policiers avant d'être abattu.