La colère des parents de Yanis est palpable. Ce jeudi, Mickaël et Samira Coviaux, les parents du petit garçon tué à l'âge de 4 ans dans l'attentat de Nice, en juillet 2016, ont décidé d'assigner l'État en justice après avoir appris cette semaine que les organes de leur fils avaient été prélevés sans leur autorisation avant que l'enfant ne soit inhumé.
Comme le souligne LCI, c'est la deuxième fois que le couple dépose une plainte contre l'État, après l'avoir fait une première fois en 2017, en mettant en cause le dispositif de sécurité qu'ils considèrent comme non-adapté, le soir du 14 juillet 2016.
"Il a été dépouillé"
"Nous allons assigner l'État pour faute lourde devant le tribunal administratif", prévient l'avocat du couple, Me Yassine Bouzrou, auprès du Parisien ce jeudi, qui révèle l'information.
"Yanis a été autopsié et dépouillé de ses organes, parmi lesquels le pancréas, le foie et une partie de ses poumons [...] L'article 1 de la Constitution a été violé car nous n'avons pas pu enterrer notre enfant conformément à nos convictions religieuses", tempête sa maman qui a été alertée en début de semaine par les parents d'une petite fille, fauchée elle aussi par le camion conduit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, et qui ont récemment découvert que les organes de leur enfant avaient été conservés par l'hôpital Pasteur, à Nice. Ce qui est également le cas des organes du petit Yanis prélevés lors de l'autopsie et conservés depuis à l'Institut médico-légal.
Les organes n'ont pas été greffés, mais conservés
Contacté par Nice-Matin, le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a précisé que les organes de l'enfant "ont été conservés afin de se prémunir d'une action en justice sur les soins prodigués par le personnel hospitalier".
Au Parisien, l'avocat du couple précise avoir demandé et obtenu la restitution des organes, qui devront être replacés prochainement dans la tombe de Yanis, enterré selon le rite musulman.
