Plus de 300 personnes ont participé dimanche à "une marche pour la paix" afin d'envoyer "un message de fraternité" et soutenir les deux personnes grièvement blessées lors de l'attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) le 28 octobre.

Cette mobilisation, qui se voulait "laïque et républicaine", était également l'occasion de réclamer une nouvelle fois "la requalification des faits en acte terroriste", selon Dominique Sopo, président national de SOS Racisme. "Nous n'acceptons pas que des faits de haine raciste soit qualifiés comme un fait divers classique", a-t-il ajouté, en référence aux penchants xénophobes du tireur présumé de 84 ans, Claude Sinké, qui avait tiré sur deux fidèles et tenté d'incendier la mosquée.

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Depuis le quartier des Hauts de Bayonne, à quelques kilomètres de la mosquée, le défilé a rejoint le centre-ville, derrière une banderole "Liberté, égalité, fraternité pour toutes et tous sans exception". "L'image que l'on donne aujourd'hui est une image de solidarité républicaine, on n'est pas là pour soutenir une religion plus qu'une autre", a expliqué Djamel, 32 ans, habitant du quartier et l'un des organisateurs de la marche.

"Un avant et un après cette attaque"

Des représentants des communautés juives et catholiques étaient également présents, ainsi que des membres de groupes politiques locaux. En tête de cortège, Mahti Begaar, 74 ans, touché au cou lors de l'assaut, est sorti de rééducation pour la première fois afin d'assister à la manifestation. "Je suis content de voir autant de monde", s'est-il contenté de commenter avec un grand sourire, visiblement touché par la mobilisation et les marques de soutien.

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Pour Karim Essamah, vice-président de la mosquée de Bayonne, "il y a un avant et un après cette attaque. On a renforcé la sécurité au moment des prières. Avant, le portail était toujours grand ouvert, maintenant on le ferme".

L'auteur de l'attaque, Claude Sinké, dont une expertise a relevé "l'altération partielle du discernement", a été mis en examen et écroué pour tentatives d'assassinat, dégradation et destruction aggravées et violences avec armes. Malgré les demandes des avocats des familles des deux victimes, le "parquet national anti-terroriste ne s'est, à ce jour, pas saisi du dossier", selon le parquet de Bayonne.