Une avancée dans le dépistage de la trisomie 21. Un test de dernière génération permettant de dépister la maladie par une simple prise de sang chez la mère vient d'être autorisé en Suisse, rapporte Le Figaro. Il ne manque plus que le feu vert européen pour qu'il soit mis sur le marché dans le pays selon la presse locale. Ce nouveau mode de dépistage représente une alternative à l'amniocentèse, un examen invasif qui peut entraîner une fausse couche.

"Plusieurs études internationales ont montré la fiabilité, évaluée autour de 99%, de cette méthode de dépistage non invasive", indique au quotidien français le Pr Yves Ville, chef du service de gynéco-obstétrique de l'hôpital Necker (Paris) qui a mené un essai dans son service. Et de poursuivre: "C'est une petite révolution médicale. La France doit sans tarder lancer la procédure de validation de ce test, avant qu'un marché sauvage ne se mette en place."

Prouver son efficacité en France

Mais avant d'en arriver là, la route est encore longue: l'efficacité du test doit être confirmée par des études cliniques en France. Ensuite, l'Agence nationale de sécurité du médicament devra approuver le test et il reviendra à la Haute Autorité de santé, qui doit être saisie par le ministère de la Santé, d'en définir la stratégie d'emploi. Par soucis éthiques et économiques, il serait sûrement réservé aux grossesses à risques, afin de réduire le risque de fausse couche.

Néanmoins, le Dr Henri Bléhaut, directeur de la recherche à la Fondation Jérôme-Lejeune, regrette que "le dépistage de la trisomie 21 se fasse au détriment des programmes de recherche thérapeutique", selon Le Figaro.