La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a exprimé ce jeudi son souhait d'"aller plus loin" contre les insultes "blessantes" à l'égard des personnes atteintes d'un handicap mental comme la trisomie, appelant à "stopper cette discrimination".

"Espèce d'autiste, de triso, de gogole... Faut-il considérer ces expressions comme des insultes graves susceptibles d'être punies d'une manière ou d'une autre ? Je pense qu'il va falloir qu'on y aille parce que cela continue", a répondu Sophie Cluzel sur Sud Radio.

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"Cela continue dans les cours de récré, cela stigmatise" les jeunes touchés par ces handicaps et "dans mon grand débat avec les jeunes déficients intellectuels, c'est remonté tout le temps", a justifié la secrétaire d'État, elle-même mère d'une jeune fille trisomique.

"C'est des mots qui blessent, qui nous détruisent"

"Stop à cette discrimination! C'est des mots qui blessent, qui nous détruisent. Soit on est invisible, soit on est moqué, donc il va falloir que cela cesse", a-t-elle ajouté. "Il faut qu'il y ait de l'éducation à la parole blessante, c'est très important", a jugé Sophie Cluzel.

Ce type de propos "blesse énormément" les jeunes concernées, "cela ne les aide pas à se construire. Donc oui, moi je serais assez favorable à aller plus loin", a-t-elle déclaré.