Avoir un enfant diabétique, c'est être condamné à vérifier plusieurs fois par jour son taux de glycémie, en recueillant une goutte de sang au bout d'un doigt. Un calvaire pour les parents, tandis que leurs enfants, quand ils grandissent, ont tendance à négliger l'autosurveillance.

Relevée par Le Parisien, l'autorisation pour utilisation pédiatrique du Freestyle Libre à partir de quatre ans, pourrait changer les vies de ces familles. Conçu par le laboratoire Abott, cet appareil consiste en un capteur placé sur la peau, avec une minuscule aiguille, et d'un lecteur qui affiche le taux de glycémie. Le capteur est à changer tous les quatorze jours.

Il existe déjà des capteurs de glucose en continu, reconnaît pour Le Parisien le docteur Nadia Tubiana-Rufi, diabétologue à l'hôpital Robert-Debré (AP-HP). Mais ils fonctionnent avec une alarme, ce qui est moins discret et plus angoissant.

L'enjeu désormais pour le laboratoire Abott est de convaincre les pouvoirs publics que cette relative tranquillisation des familles d'enfants diabétiques vaut la peine d'être remboursée par la Sécurité sociale. Le capteur à changer deux fois par mois vaut 59 euros, et le lecteur 59 autres euros.