Peu après la promulgation de la loi sur le mariage pour tous, ils avaient été le premier couple à se dire oui. Quatre ans plus tard, Vincent Boileau-Autin se présente aux législatives, dans la 1ère circonscription des Français de l'étranger, en Amérique du nord. Dans un entretien à Midi Libre, il raconte, ce dimanche, être un candidat indépendant, après son échec à obtenir l'investiture par En Marche!.

"Je constatais qu'il y avait des initiatives citoyennes, comme En Marche ! ou le Mouvement des progressistes. J'ai candidaté, parce que la démocratie a un coût. (...) Mais même si je n'ai pas été investi, je vais jusqu'au bout en cavalier seul, complètement indépendant."

Réduire le salaire des députés

Cette candidature "100% citoyenne", il l'explique aussi par sa volonté de faire bouger les lignes. "La France est un pays d'une modernité extraordinaire, mais c'est une modernité que l'on ne retrouve pas dans son fonctionnement démocratique".

Installé à Montréal depuis fin 2016, il explique, en cas de victoire, vouloir diviser par deux son indemnité pour la partager avec sa colistière, qui pourrait siéger à sa place à l'Assembléequand il est en déplacement.

"Quand on a 2500 euros par mois pour vivre, on est davantage confronté à la réalité du quotidien des Français", souligne-t-il en fustigeant le "quotidien doré" de certains politiciens. "A 2500 euros par mois, les députés s'accrocheront un peu moins à leur siège".

De son propre aveu, il est un "petit candidat" dont les revendications sont parfois noyées parmi les 18 autres candidats de la circonscription, et son élection est loin d'être assurée. Mais "quel que soit le score, on bouscule petit à petit la vieille garde politique", en souhaitant qu'à terme, la société civile soit mieux représentée dans le paysage politique français. "Quel que soit le résultat, ce n'est pas un coup pour rien".

Quant à son engagement LGBT, il souligne dans les colonnes de Midi Libre qu'il ne renie pas son parcours, mais qu'il souhaite aussi "aller vers d'autres sujets". "On a tendance à m'enfermer sur la question des droits LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans)".