Son passage de l'ombre à la lumière a été très commenté. En bien, comme en mal. Devenue porte-parole du gouvernement lundi, Sibeth Ndiaye, ancienne conseillère en communication d'Emmanuel Macron, a notamment subi des attaques sur son look et sa façon de s'exprimer.
"Sur les réseaux sociaux, certains s'en sont donnés à coeur joie", a déclaré la trentenaire dans une interview à BFM TV mercredi soir. La communicante a toutefois précisé qu'elle était "vaccinée", même si ça a pu la toucher au cours de sa carrière.
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"Quand vous êtes une femme et qu'en plus vous êtes noire, vous êtes cumularde, on met toujours en doute la raison pour laquelle vous êtes là. On vous dira que c'est de la discrimination positive, que c'est un peu du hasard, que c'est le fait du prince, que ce sont vos amitiés, voire plus, qui vous ont amenée là où vous êtes. C'est jamais évident à entendre", a dit Sibeth Ndiaye, s'empressant d'ajouter : "En même temps, mon parcours montre que ça ne m'a jamais arrêtée. Ça ne m'arrêtera pas plus aujourd'hui."
Sibeth Ndiaye a néanmoins confié avoir "beaucoup hésité" avant d'accepter la proposition d'Édouard Philippe, se posant la question, "malheureusement comme beaucoup de femmes", de sa "capacité à le faire". Elle dit avoir fait confiance au Premier ministre.
"A un moment donné dans votre vie, après beaucoup d'engagement et de passion que vous mettez dans votre métier, vous avez envie de voir comment ça se passe de l'autre côté du miroir. Et aussi quelque part de rendre à mon pays ce qu'il m'avait beaucoup donné", a ajouté la nouvelle porte-parole du gouvernement.
Le fameux SMS sur Veil
Au cours de cet entretien télévisé, Ruth Elkrief a aussi demandé à Sibeth Ndiaye : "Est-ce que c'est vrai que vous auriez dit par un sms à un journaliste à la mort de Simone Veil 'Yes, la meuf est dead' ?" La porte-parole du gouvernement a immédiatement répondu : "C'est complètement faux".
Elle raconte que ce jour-là, elle était encore chargée des relations avec la presse. "Beaucoup de journalistes m'appellent, je reçois une centaine d'appels. Je ne peux pas répondre à tous, et j'envoie beaucoup de SMS (...) On me demande si elle [Simone Veil] va bénéficier de funérailles nationales, et je réponds 'je ne sais pas, la meuf est morte il y a moins de 24 heures'".
Sibeth Ndiaye poursuit: "C'était un échange privé qui n'avait pas vocation à être une expression publique. Parfois, vous êtes dans une expression plus familière. Ensuite, il ne s'agissait pas de manquer de respect mais d'aller vite (...) Je suis quelqu'un de direct et de très franc."
