En déclarant mardi que les Roms ne sont qu'une minorité à vouloir s'intégrer en France, Manuel Valls s'est attiré les foudres de certains élus, y compris dans les rangs de la majorité.
Arnaud Montebourg a ainsi estimé que ces propos "parai(ssaient) excessifs et mérit(aient) d'être corrigés". Interrogé ce mercredi, Manuel Valls a affirmé qu'il maintenait ses déclarations, avant d'être soutenu par le député Bruno Le Roux.
"Nous allons continuer à être ferme"
"Je comprends ce qu'il a dit", a déclaré Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes. Le député de Seine-Saint-Denis a douté du caractère "révolutionnaire" des propos de Manuel Valls et estimé que les Roms "sont quelquefois prisonniers de systèmes mafieux, de systèmes de banditisme qui les maintiennent dans des conditions terribles".
Le "démantèlement des camps de Roms" doit "être rendu possible à deux conditions", explique Bruno Le Roux: "Favoriser l'insertion de ceux qui veulent" se "sédentariser" et mettre en place "des coopérations européennes qui permettent aussi le retour en Roumanie, en Bulgarie".
"Nous allons continuer à être fermes sur le fait que les camps sauvages ne peuvent pas continuer et que, de l'autre côté, il faut rechercher les solutions", a-t-il conclu.
