Candidat à la présidentielle du PCF, Fabien Roussel est régulièrement invité dans les médias. Bon client, le député communiste au style direct ne décolle toutefois pas dans les sondages : crédité d'environ 2%, le secrétaire national du parti depuis 2018 est distancé à gauche face à ses concurrents directs, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo, tout en étant au coude-à-coude avec Arnaud Montebourg.
Fabien Roussel : "Je fais le choix de ne pas être dans l'outrance"
Fabien Roussel aimerait être encore plus visible dans les médias, et cela passe surtout par les journaux télévisés de TF1 et de France 2, le soir. "Je ne comprends pas pourquoi je suis l'un des rares candidats à être privé du 20 Heures", a-t-il déploré sur BFMTV et RMC ce vendredi matin, tout en reconnaissant "un déficit de notoriété par rapport à d'autres candidats qui ont fait plusieurs campagnes nationales".
Fabien Roussel dit avoir fait le choix de ne pas "être dans l'outrance" et de ne pas "faire parler de lui en faisant le buzz n'importe comment, avec des propos à l'emporte-pièce, en étant provocateur". Une "force tranquille", en quelque sorte. "Je souhaite rester sur les thématiques que je veux porter : la question sociale, la vie chère, l'emploi... Je veux rester dans mon sillon quoi qu'il arrive, être droit dans mes bottes car la République française tombe bien bas", a souligné le député communiste.
Alors que le propriétaire allemand de l'emblématique usine Ascoval de Sainte-Saulve (Nord) a renoncé à transférer une partie de son activité en Allemagne, a annoncé jeudi soir Bercy, Fabien Roussel s'est félicité "de cette victoire". Pour le candidat du PCF à la présidentielle, "40% de la production qui part en Allemagne dans une usine tournant au charbon, c'est mauvais pour le climat et c'est mauvais pour l'emploi". Il a ajouté : "Le projet que je porte, c'est de mettre un coup d'arrêt à toutes les délocalisations, il faut les interdire purement et simplement car un site industriel doit être placé sous la protection de la République, c'est notre bien commun, c'est une question de souveraineté et d'indépendance".
Alexis Corbière : "Jean-Luc Mélenchon n'est pas un 'candidat champignon' qui apparaît à la dernière pluie médiatique"
Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, "L'Avenir en commun", est sorti jeudi légèrement remanié par rapport à 2017. Un signe de la confiance inaltérable du candidat LFI en ses idées. "Avec Jean-Luc Mélenchon, nous portons une cohérence, avec l'élection présidentielle de 2012, celle de 2017 et celle de 2022", a déclaré Alexis Corbière ce vendredi matin sur CNews. "Jean-Luc Mélenchon n'est pas un 'candidat champignon' qui apparaît à la dernière pluie médiatique, comme certains", a-t-il lancé.
Pour le député Insoumis de Seine-Saint-Denis, La France insoumise est le seul mouvement à avoir un programme pour l'élection présidentielle. "Je ne connais pas encore d'autres candidats qui ont fait un travail comme le nôtre en présentant devant les citoyens un ensemble de textes : 150 pages, 14 chapitres, 694 propositions", a souligné Alexis Corbière. "Méfiez-vous des candidats et des candidates qui n'ont pas de programme, c'est dangereux pour la démocratie", a-t-il mis en garde.
Elisabeth Borne : "Le retour du télétravail en entreprise n'est pas envisagé aujourd'hui"
Face à l'explosion du nombre de cas de Covid-19, les autorités belges ont annoncé qu'à partir de samedi tous ceux qui le peuvent devront obligatoirement travailler chez eux durant au moins quatre jours par semaine. En France, en revanche, le retour du télétravail en entreprise n'est pour le moment pas à l'ordre du jour. "Ce n'est pas envisagé aujourd'hui car la situation n'est pas la même que celle d'il y a un an, avec désormais la vaccination et un protocole sanitaire très strict en entreprise qui impose notamment le port du masque", a affirmé ce vendredi matin Elisabeth Borne sur RMC.
Pour la ministre du Travail, il y a eu "un certain relâchement" sur le respect des gestes barrière en entreprise, comme le port du masque. "Il faut bien porter le masque, il faut se remobiliser", a-t-elle exhorté, précisant que les contrôles de l'Inspection du travail vont augmenter.
Roselyne Bachelot : "La reprise de la fréquentation des lieux culturels est un peu molle"
Interrogée ce vendredi matin sur la fréquentation des lieux culturels, en baisse depuis l'instauration du passe sanitaire, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot n'a pas nié les difficultés actuelles, affirmant que si "ça va mieux, ça ne va pas aussi bien qu'on pourrait l'espérer". "Cette reprise est un peu molle", a-t-elle concédé sur LCI, précisant que la baisse de fréquentation dans les cinémas se situe aux alentours de 20% depuis l'instauration de ce passe sanitaire.
"Il y a quelque chose qui est remarquable : nous sommes le pays qui a consacré le plus d'argent public à la sauvegarde de son tissu culturel, qui est tellement important pour les Français et pour notre pays car c'est un facteur de richesse individuelle et collective", a-t-elle avancé, évoquant un budget de 14 milliards d'euros. "Nous n'avons pas de sinistre culturel dans notre pays, nous n'avons pas de dépôt de bilan dans le secteur de la culture", s'est félicitée Roselyne Bachelot.
