"Quand je pleure, je pleure dans ma chambre." Ce mercredi matin, une ministre du gouvernement a fendu l'armure sur RTL. Invitée par Jean-Michel Aphatie, la garde des Sceaux Christiane Taubira était venue présenter son texte de loi pour lutter contre les discriminations. L'objectif : "permettre aux victimes de discrimitations de se regrouper et d'agir ensemble". "Le racisme affaiblit déjà les victimes", a déclaré la ministre de la Justice qui soulignait donc la nécessité de leurs donner des armes.

Jean-Michel Aphatie l'amène alors sur le terrain du personnel. "Vous êtes vous-même l'objet de propos violents", lance-t-il en faisant notamment référence aux mots prononcés par une élue de l'Essonne qui l'invite à "repartir" à Cayenne "vu qu'elle a toujours détesté la France."

"Même mes enfants n'ont pas à savoir quand je souffre"

Dans un premier temps, Christiane Taubira refuse d'aller sur ce terrain et répond: "Ca c'est juste lamentable. Ca n'a pas d'importance. L'important n'est pas ma personne. Il vaut mieux avoir la décence de ne pas en parler. On n'est pas à plaindre." Mais la garde des Sceaux change brièvement de registren racontant l'inquiétude de son fils face aux charges dont elle est victime. "Quand je pleure, je pleure dans ma chambre. Même mes enfants n'ont pas à savoir quand je souffre", assure alors la femme politique, assurant que les causes pour lesquelles elle lutte sont prioritaires sur le reste.

Si cette confidence a séduit certains auditeurs, elle a aussi été utilisée aux dépens de la ministre par le journal très à droite Valeurs actuelles qui en a profité pour sortir un sondage moqueur sur les larmes de Taubira. Il demande tour à tour si la peine de la ministre est dû au fait que la GPA n'est pas encore autorisée, que la Manif pour tous est trop forte, qu'elle n'est pas Premier ministre ou que le PS va perdre les prochaines élections.