Des sources de l'AFP confirment une information de l'Express. Le projet d'attaque visant Emmanuel Macron, pour lequel six suspects liés à l'ultradroite ont été arrêtés mardi, ne semblait en effet "pas abouti", affirment-elles. Ils auraient tout de même souhaité passer à l'action dans le cadre des commémorations du 11-Novembre.
Selon une source proche de l'enquête, qui s'est confié à l'AFP, "les auditions devraient éclairer les enquêteurs."
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Parmi les personnes arrêtées, figurent cinq hommes et une femme, dont un ancien militaire. Âgés de 22 à 62 ans, ils sont "sympathisants de l'ultradroite à tendance survivaliste". Ils étaient d'ailleurs déjà suivis par les services de renseignement, soutient une source. Elle explique que le groupe évoquait son projet d'attaque contre le président dans certains échanges téléphoniques.
Des armes découvertes
C'est lorsque l'un d'entre eux, Jean-Pierre B., domicilié en Isère, décide de se déplacer "dans l'est" de la France, alors qu'Emmanuel Macron s'y trouvait pour un hommage aux héros de la bataille de Verdun, que les services de la DGSI sont intervenus, poursuit-elle.
Jean-Pierre B. aurait été interpellé en Moselle avec trois autres hommes en possession d'un poignard. Une autre arrestation a ensuite eu lieu en Ille-et-Vilaine et la femme, âgée de 61 ans, a été arrêtée en Isère. "Il ne s'agit pas de l'épouse de Jean-Pierre B.", soulignent les sources de l'AFP. Elle résidait à Prunières, un village de 365 habitants situé dans le sud du département. Des armes à feu ont été retrouvées aux domiciles des suspects.
Les arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 31 octobre par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Puisqu'il s'agit de soupçons d'affaire terroriste, les gardes à vue pourront durer jusqu'à 96 heures.
