Agnès Buzyn a annoncé ce mardi le maintien de sa candidature pour LREM en vue du deuxième tour des élections municipales à Paris, assurant être "pleinement déterminée à terminer cette campagne", lors d'une réunion avec les têtes de listes.

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"J'ai mûrement réfléchi à la manière dont je pouvais mener cette campagne dans des circonstances exceptionnelles, politiques et personnelles. J'ai beaucoup travaillé sur le dispositif pour nous permettre d'y aller la tête haute, tenir, trouver les ressources en moi", a déclaré l'ancienne ministre de la Santé, arrivée troisième lors du premier tour.

Elle a assuré qu'elle aurait "l'occasion de (s)'expliquer sur les attaques" contre elle, après ses déclarations au journal Le Monde, où elle avait qualifié de "mascarade" la tenue le 15 mars du premier tour en pleine crise sanitaire.

Une mise au clair appréciée à un mois du second tour le 28 juin, alors que des doutes persistaient ces derniers jours, face au silence de la candidate et après le report à la dernière minute de plusieurs réunions prévues mardi matin. "Oui elle a hésité", a admis mardi Gaspard Gantzer, tête de liste LREM dans le VIe arrondissement, "mais maintenant je la sens extrêmement déterminée".

Une alliance avec des proches de Villani ?

Ces derniers jours, plusieurs ont douté publiquement du maintien de la candidature Buzyn, à l'instar du dissident congédié de LREM Cédric Villani, qui s'est dit "ouvert à la discussion" avec son ancien parti. Mardi, des proches du mathématicien médaillé Fields espéraient entamer des discussions avec l'équipe de AgnèsBuzyn en vue d'alliance de second tour.

La barre paraît plus haute que jamais dans la capitale pour LREM, qui avait pourtant placé en tête le candidat Macron en 2017, puis sa liste aux Européennes de mai 2019.

Agnès Buzyn, arrivée troisième du premier tour le 15 mars avec 17,3% des voix, loin derrière la maire PS sortante, Anne Hidalgo (29,3%) et la candidate LR Rachida Dati (22,7%), manque en outre d'une dynamique dans les arrondissements qui comptent le plus, sans compter son absence d'alliances possibles a priori.