A moins de trois semaines du second tour des municipales, toute mauvaise presse doit être évitée pour les candidats. A Paris, où tous les faits et gestes sont scrutés, un faux pas peut rapidement avoir des conséquences dramatiques. Et cela, Florence Berthout l'a bien compris. La maire du Ve arrondissement de la capitale, en lice pour sa réélection, vient de se séparer de l'une de ses colistières.

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Evelyne Colella est accusée de racisme et d'homophobie, après le partage de plusieurs dessins surfant avec l'humour noir sur les réseaux sociaux et des posts teintés de racisme et d'homophobie, comme l'a repéré le Huffington Post. De nombreux internautes ont dénoncé ses propos, dont l'élu du 12e arrondissement de Paris Jean-Luc Romero-Michel.

Florence Berthout, anciennement présidente du groupe LR à la mairie de Paris, a quitté le parti en juin 2019 après les élections européennes. Elle avait ensuite rallié Benjamin Griveaux, puis Agnès Buzyn. Florence Berthout a finalement décidé de se présenter durant le second tour sous une liste divers droite soutenant Rachida Dati. Au final, Agnès Buzyn et l'ancienne garde des Sceaux la soutiennent dans le 5e arrondissement.

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"J'ai demandé à Mme Colella qui est en position non éligible de se retirer de la campagne. Les propos relatés sont inacceptables et en contradiction totale avec les valeurs que je porte", a annoncé Florence Berthout sur Twitter sur dimanche. Après la mort de George Floyd, Evelyne Colella a notamment partagé des dessins où l'on voit deux personnages portant un masque et déclarant chacun : "je lui ai rendu hommage en pillant un magasin" et "et moi en incendiant un magasin". Un utilisateur de Twitter a également réalisé un montage avec plusieurs de tweets de l'ex-colistière où elle s'en prend au mariage gay et à une association LGBT. Elle critique également l'islam et l'immigration à plusieurs reprises.