[Exclusif] Ce 2 septembre 2014 au matin, quand il apprend la sortie du livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler, François Hollande tente de faire bonne figure. Au déjeuner, il reçoit Nicolas Hulot. "J'aurais été infoutu d'imaginer ce qui se passait, confie l'écologiste à ses proches. On a parlé climat, il était attentif."

Mais, en coulisses, le chef de l'Etat fulmine contre ses services, qui n'ont pas su l'alerter. "Il était effaré, à la limite de la parano, ce qui lui arrive rarement", raconte un proche. C'est par coursier qu'il récupère Merci pour ce moment (Les Arènes), vers 23 heures - en provenance, semble-t-il, d'une rédaction -, deux jours avant sa sortie en librairie.

Faut-il attaquer Trierweiler? Le président hésite, puis renonce. Le lendemain, il entre dans une colère noire en découvrant que Le Monde, son journal préféré, publie des extraits du brûlot, dont la fameuse formule sur les "sans-dents". Le quotidien apporte, se lamente-t-il alors, une caution de sérieux à l'ouvrage.