L'épidémie de Covid-19 progresse nettement en France. Le taux d'incidence flambe dans plusieurs départements, notamment en Ardèche et dans Les Landes. En moyenne calculée sur sept jours, le nombre de cas quotidiens a presque doublé en une semaine : il est désormais de plus de 18 000, contre 10 000 une semaine auparavant. Le Premier ministre Jean Castex a été diagnostiqué positif au Covid-19 lundi soir.
Marine Le Pen : "Le gouvernement a sorti des énormités sur ce vaccin"
Tout en rappelant que le vaccin "est utile pour empêcher les formes graves du Covid", Marine Le Pen s'est interrogée sur France Inter ce mardi matin : "Est-ce que le vaccin peut empêcher la circulation du virus ? La réponse est non". "Il y a une crise de confiance entre les Français et leur gouvernement et c'est normal car le gouvernement n'a cessé de mentir tout au long de cette crise sanitaire", a poursuivi la candidate du RN à la présidentielle.
Pour Marine Le Pen, "le gouvernement a sorti des énormités sur ce vaccin". "J'entendais encore Jean Castex ce matin en replay nous expliquer que le vaccin allait nous empêcher d'attraper le Covid et de contaminer les autres. C'était un mensonge, pourquoi mentir à la population ?" s'est demandée la députée RN. Le 21 juillet dernier, sur TF1, Jean Castex avait affirmé que "les personnes qui ont reçu deux doses n'ont plus de chance d'attraper la maladie".
Marine Le Pen a dit ne pas voir l'intérêt du passe sanitaire dans ces conditions. "A quoi sert-il, à part laisser la population sous une forme de contraintes qui est en même temps inutile et disproportionnée"? s'est-elle demandée, disant ne pas avoir de "réponse" du gouvernement. La candidate à la présidentielle a par ailleurs estimée que "chacun doit être libre de faire ou non" la dose de rappel vaccinal dans la mesure où "c'est sa propre vie que l'on met en jeu".
Gérald Darmanin : "Il y a eu un relâchement des contrôles du passe sanitaire en septembre et octobre"
Interrogé également sur France Inter ce mardi matin, Gérald Darmanin a admis un "relâchement des contrôles du passe sanitaire en septembre et octobre dernier". Il a détaillé : "On était redescendu à 20 000 contrôles des forces de police par semaine, là on est remonté à 50 000 à 60 000 par semaine, on a donc multiplié par trois les contrôles dans les établissements qui accueillent le public".
Pour le ministre de l'Intérieur, les contrôles sont salutaires : "Si on fait ça, c'est pour que les restaurateurs et les hôteliers appliquent le contrôle du passe sanitaire, sinon on sera obligé de faire comme d'autres pays c'est-à-dire des restrictions de notre liberté de commerce, de notre liberté de vie et personne n'a envie de retourner à cette situation."
Sébastien Lecornu : "Quand on est ministre, on croise beaucoup plus de gens donc on augmente les chances d'être malade"
Interrogé sur France 2 ce mardi matin sur la positivité au Covid-19 du test de Jean Castex, Sébastien Lecornu a précisé que "quand on est ministre, on croise parfois beaucoup plus de gens donc mathématiquement on augmente le nombre de chances d'être malade". "Il est clair que dans l'esprit de beaucoup, chez chacun de nos citoyens en Hexagone comme en Outre-mer, il y avait ce côté 'le Covid est derrière nous' et on voit bien qu'il se rappelle à nous", a poursuivi le ministre des Outre-mer.
Alors que dans le département de la Guadeloupe, la contestation de l'obligation vaccinale pour les soignants a dégénéré en crise sociale d'ampleur, la "première mission est de rétablir l'ordre", a souligné Sébastien Lecornu. "Les populations veulent un retour à la sécurité et à l'ordre public", a-t-il complété. Des renforts policiers sont arrivés, après un week-end émaillé de violences, entre barrages routiers, incendies et pillages. Si la question d'un déplacement de plusieurs ministres en Guadeloupe s'est posée "dès vendredi matin", finalement, après avoir échangé les forces de l'ordre et les élus locaux, "il est apparu qu'aller sur place dès maintenant présentait une surcharge particulièrement importante pour les forces de l'ordre", s'est justifié Sébastien Lecornu, tout en promettant "d'aller en Guadeloupe". "A chaque fois qu'il y a une crise importante en Outre-mer, j'y vais", a-t-il rappelé.
Eric Ciotti : "Pour rétablir l'autorité républicaine, aucun moyen ne doit être exclu"
Candidat à la présidentielle via le Congrès LR, Eric Ciotti a lui aussi plaidé en faveur du rétablissement de l'ordre public "le plus vite possible" face aux violences en Guadeloupe. "Tous les moyens doivent être mobilisés pour que ce territoire de la République reste dans la République, alors qu'il y a une volonté d'attaquer la République et de la détruire", a estimé le député LR, y voyant notamment la main des "professionnels du désordre".
Selon Eric Ciotti, "pour rétablir l'autorité républicaine aucun moyen ne doit être exclu". "Tous les moyens qui sont à la disposition de l'Etat doivent être mobilisés et l'armée en fait partie", a suggéré le député des Alpes-Maritimes.
