"Non, ce n'est pas homophobe". Joachim Son-Forget, député LREM, a pris son parti à revers dimanche après les propos tenus par Marcel Campion dans une vidéo publiée par Le journal du dimanche. En réponse à un tweet de Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande à l'Elysée qui a dénoncé le discours du forain, le député LREM a estimé qu'il s'agissait plutôt d'une parole maladroite.
Dans la foulée, un de ses collègues, le député Stanislas Guérini, n'a pas manqué d'interpeller l'élu. "Non mais allo quoi @sonjoachim !? J'apprécie tes engagements par ailleurs mais là, je mets cela sur le compte d'un mauvais réveil le dimanche matin... Ces propos sont justes ho-mo-phobes. Point. Allez, on se réveille et on réécoute la vidéo".
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Au sein de La République en Marche, il n'est d'ailleurs pas le seul à avoir exprimé son malaise vis-à-vis des propos de Joachim Son-Forget. Gilles Le Gendre, le tout nouveau patron du groupe LREM à l'Assemblée, a lui-même tenu à mettre les choses au clair en condamnant vivement les propos de Marcel Campion. "Ils ne méritent aucune indulgence ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l'intention", a-t-il écrit sur Twitter, critiquant en creux les déclarations de Joachim Son-Forget.
Plus mesuré, Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche et Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, a estimé que "le débat politique peut être vif mais jamais aucun propos homophobe ne sera acceptable."
"Non à l'homophobie"
Mais selon Joachim Son-Forget, le débat est tout autre. "Je dénonce les lynchages médiatiques et la politique du name and shame qui est l'antithèse d'une demande de civisme sur les réseaux sociaux", a-t-il répondu dans un tweet. "Oui au bénéfice du doute et au droit à se défendre pour tous. Non à l'#homophobie", a-t-il poursuivi dans un autre.
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Interrogé par Franceinfo, le député dit avoir atteint son but: "faire un buzz sur le lynchage public". "Je ne dis pas que ce ne sont pas des propos choquants. Il est possible, si l'on écoute les propos en entier, qu'il n'ait pas voulu dire ça, c'est un monsieur de 80 ans. Je lui laisse le bénéfice du doute et le droit à une défense", a-t-il précisé.
Depuis dimanche matin, le "roi des forains" est dans la tourmente à la suite de l'exhumation par le JDD d'une vidéo montrant Marcel Campion tenir des propos homophobes lors d'une réunion publique, en janvier dernier. Après une journée d'indignation, il s'est excusé d'avoir qualifié les "homos" de "pervers".
