Il y a une semaine encore, elle y croyait. Agnès Buzyn, candidate LREM aux élections municipales à Paris, semble finalement déjà justifier une possible défaite dimanche prochain. L'ancienne ministre de la Santé, créditée d'environ 18% des suffrages, avait pourtant clamé que la "victoire était possible", dans les colonnes du JDD une semaine plus tôt.
En troisième position dans les derniers sondages derrière Anne Hidalgo - actuelle maire PS de Paris et candidate à sa réélection - et Rachida Dati - candidate LR et maire du VIIe arrondissement, Agnès Buzyn justifie déjà son éventuelle défaite, interrogée ce mardi matin sur franceinfo.
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Elle explique d'abord avoir plongé dans la campagne en cours de route, venue remplacer le candidat malheureux Benjamin Griveaux. "Le programme n'était pas exactement celui que j'aurais écrit en tant que candidate, explique l'ex-ministre. Quand vous arrivez en campagne le lundi et que vous devez imprimer les tracts trois jours après, vous ne réécrivez pas un programme", ajoute-t-elle. Agnès Buzyn précise avoir tout de même apporté quelques modifications, comme davantage de propositions autour de l'écologie.
Cap sur 2026
Cette arrivée en pleine campagne lui a laissé peu de temps pour s'imposer dans la course à l'Hôtel de Ville. "Faire campagne en trois semaines, c'est très compliqué quand les gens se sont installés dans le paysage pendant des années", explique-t-elle. Anne Hidalgo et Rachida Dati, ses concurrentes, "ont évidemment une place dans ce paysage parisien, qu'il est difficile de rattraper en trois semaines".
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Elle n'a pas perdu espoir pour autant. D'après Le Monde, Agnès Buzyn croit qu'il "y aura enfin une opposition au Conseil de Paris !", car même si les élus Les Républicains arrivent plus nombreux au Conseil de Paris que les candidats LREM, Agnès Buzyn s'imagine en leader de l'opposition : "Ce sera facile, puisque, ces six dernières années, Rachida Dati n'a parlé en moyenne que dix minutes par an au conseil", a-t-elle déclaré au quotidien.
L'ancienne ministre de la Santé estime qu'il y a "une place pour une autre alternance." "Je souhaitais que la voix du gouvernement soit entendue et existe à Paris, nous sommes la majorité présidentielle, nous défendons le bilan du gouvernement et du président de la République", justifie-t-elle a franceinfo.
Et pour la place de maire, elle n'abandonnera pas non plus. "J'ai quitté un très beau poste pour faire de la politique, ce n'est pas pour arrêter de sitôt, assure-t-elle. Je serai là dans six ans !", annonce-t-elle au Monde.
