Après la révélation d'une séquence d'une de ses conférences à des étudiants diffusée vendredi par TMC, Laurent Wauquiez dénonce ce samedi la diffusion de propos "enregistrés de façon illégale" et menace de "suites judiciaires".

Le président du parti Les Républicains affirme, entre autres, dans l'extrait sonore capté à l'École de management de Lyon, que Nicolas Sarkozy plaçait des portables de ses ministres sur écoutes. Ou qu'Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon durant la campagne présidentielle. Il pronostiquait aussi un départ rapide du gouvernement de Gérald Darmanin, qui fait face à une enquête pour abus de faiblesse.

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"Parfois sur le ton de l'humour"

"Les propos qui ont été diffusés par l'émission Quotidien ont été enregistrés de façon illégale, avec des méthodes peu déontologiques qui ouvrent la voie à des suites judiciaires", déclare-t-il au lendemain de cette diffusion de l'enregistrement à son insu.

Ses propos ont été tenus "dans le cadre privé d'un enseignement, au cours d'une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l'humour", précise l'homme politique, qui souligne que le cours "amenait notamment les étudiants à réfléchir sur les rumeurs et les fantasmes qui nourrissent la vie politique".

Sarkozy dément "cette grotesque histoire d'écoutes"

"Il n'a par exemple jamais été question dans mon esprit de soutenir qu'on ait fait surveiller des membres du gouvernement dans le cadre du Conseil des ministres", assure le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Laurent Wauquiez s'est ainsi "excusé" auprès de Nicolas Sarkozy, qui "en a pris note", a-t-on appris ce samedi auprès de l'entourage de l'ancien chef de l'Etat. Ce dernier "dément" par ailleurs "formellement cette grotesque histoire d'écoutes", évoquée par le président du parti LR devant les étudiants de l'EM Lyon.