C'en est trop pour Dominique Bussereau. L'ancien ministre, conseiller spécial de Valérie Pécresse dans son mouvement "Libres!", a définitivement claqué la porte de Les Républicains (LR). "Puisque Laurent Wauquiez assume ses errements et sa violence verbale j'en tire les conséquences: j'étais en congé de LR, ce soir j'en démissionne définitivement", a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Dominique Bussereau réagissait à la prestation de Laurent Wauquiez, président de Les Républicains, invité sur BFMTV mardi soir 20 février pour s'expliquer sur ses propos particulièrement violents tenus devant des étudiants de l'EM Lyon Business school, mais rendus publics par TMC.
Seul regret: Sarkozy
"Ce que j'ai dit devant les étudiants, je le redis de la même manière devant vous parce que j'assume (...) J'assume les propos qui ont été les miens, je n'ai pas de double langage", a-t-il déclaré sur BFMTV. Le président LR a ensuite estimé qu'il était une victime. "Je suis devenu une cible", a insisté Laurent Wauquiez.
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Seul regret: le passage concernant Nicolas Sarkozy. "Je le regrette vraiment, j'ai présenté mes excuses" à l'ancien chef de l'Etat. "Je n'ai jamais sérieusement pensé que les ministres étaient écoutés en Conseil des ministres", a-t-il dit.
Malaise à droite
Avec cette explication de texte, Laurent Wauquiez espère en avoir terminé avec ce qui a constitué sa plus grande tempête médiatique depuis son élection à la présidence des Républicains en décembre, alors que le parti se targuait d'être la "principale force d'opposition", avec deux victoires à des législatives partielles.
Au sein de la droite, les porte-parole attaquaient la "déontologie" journalistique. Mais le ton était nettement plus sceptique en coulisses. "Officiellement, on fait bloc mais tout le monde est très mal à l'aise. C'est une connerie sans nom, qui va laisser des traces", jugeait mardi matin un parlementaire LR.
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Seize élus LR du Conseil régional d'Île-de-France ont dénoncé les déclarations visant Valérie Pécresse, sa principale rivale au sein de LR. A Bordeaux, un élu proche d'Alain Juppé a dénoncé une "saloperie" contre l'ancien Premier ministre.
