Après avoir été adopté par les députés le 5 mai, le projet de loi sur le renseignement va être examiné à partir du mardi 2 juin au Sénat. Les opposants sont déterminés à continuer leur mobilisation, craignant l'instauration d'une surveillance de masse.
Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes à "La Quadrature du Net", a expliqué lors d'une conférence de presse que 160 amendements avaient été déposés au Sénat, dont certains permettraient un "meilleur contrôle" par la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), notamment en faisant intervenir la Cnil (Commission nationale informatiques et libertés). D'autres proposent la suppression des articles ouvrant la voie, selon les associations, à une surveillance de masse.
Mais dans l'ensemble, Libération indique que la commission des lois du Sénat n'a procédé qu'à des modifications à la marge.
Les opposants au projet de loi prévoient une manifestation à Paris le 8 juin. Le texte est présenté en procédure accélérée, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'une seule lecture par chambre. Le gouvernement espère boucler le dossier d'ici à l'été.
